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Javier del Real / Teatro Real

Teatro Real

Madame Butterfly

Ermonela Jaho dans un classique qui transcende son contexte et son temps

Opéras | Puccini

Opéra chanté en italien
Sous-titres disponibles en français, allemand, anglais, espagnol, italien et polonais

jusqu'au
29.12.2017 at 23h59 CET

Cio-Cio-SanErmonela Jaho
SuzukiEnkelejda Shkosa
Kate PinkertonMarifé Nogales
F. B. PinkertonJorge de León
GoroFrancisco Vas
Prince YamadoriTomeu Bibiloni
SharplessÁngel Ódena
Le bonze, l'oncle de Cio-Cio-SanFernando Radó
ChœursChœur principal du Teatro Real
OrchestreOrchestre du Teatro Real


MusiqueGiacomo Puccini
LivretGiuseppe Giacosa, Luigi Illica
Direction musicaleMarco Armiliato
Mise en scèneMario Gas
DécorsEzio Frigerio
LumièresVinicio Cheli
Chef des ChœursAndrés Máspero

L'officier naval américain Pinkerton est stationné au Japon et décide de marier la geisha adolescente Cio-Cio San, appelée Butterfly. À l'insu de la jeune mariée, cet officier cherche simplement un mariage de commodité. Elle tombe promptement et rapidement amoureuse, se convertit même au christianisme pour être une meilleure épouse. Pourtant, les nuages ​​d'orage s’amoncellent à l'horizon: au mariage, un parent non invité maudit le couple.

Pinkerton repart aux Etats-Unis, et Cio-Cio San est laissée seul pour donner naissance à son enfant. Suzuki, la servante de Cio-Cio San, la met en garde lui disant que l'officier ne reviendra jamais, mais Butterfly s’entête à ne pas vouloir la croire. Sa foi est apparemment justifiée le jour où le navire de Pinkerton fait son entrée dans le port.

Cependant, Pinkerton a amené une femme américaine avec lui, et Butterfly devrait lui abandonner son enfant. Elle accepte à condition qu'il vienne en personne pour la voir. Lorsqu’il arrive, il découvre qu’elle a commis un suicide rituel avec le couteau de son père.

L'aria le plus aimé de cet opéra est «Un bel di vedremo», chanté par Butterfly alors qu'elle se languit du retour de Pinkerton.

L'opéra de Giacomo Puccini Madama Butterfly, écrit sur un livret de Luigi Illica et Giuseppe Giacosa, illustre, à l’aide d’une profonde ironie, les tendances coloniales qui ont dominé les relations entre les peuples américains et japonais au début du vingtième siècle.

Le directeur Mario Gas place ce récit à Madrid sur la scène du Teatro Real dans les années 1930, où les chanteurs tournent une version cinématographique de l’œuvre, créant un méta-cadre fascinant pour l'opéra.

En Espagne, Mario Gas est surtout connu pour son travail au cinéma, à la fois face et derrière la caméra. Il a remporté un Goya dans la catégorie meilleur acteur secondaire dans le film Amic/Amat. Il a également été actif dans d'autres domaines tels que le travail de doublage de la voix (pour des acteurs tels que John Malkovich et Ben Kingsley). Il a mis en scène plus de 50 pièces, et son travail au théâtre lui a valu le prestigieux Premi Nacional de Teatre de Catalunya et le Ciutat de Barcelone.

Cette Butterfly bénéficie donc d'un metteur en scène qui voit l'action et la réaction dans l'opéra à travers le prisme du cinéma, à la fois littéralement dans son choix unique de mise en scène et de façon figurative grâce à son expérience d'acteur et de cinéaste. Cependant, sa propre expérience est enracinée dans le monde de l'opéra.

Pour moi, l'opéra est vital et possède une composante émotionnelle très forte. Mon père était une basse qui chantait l’opéra et la zarzuela. Je suis né dans ce monde; J'ai grandi avec les œuvres de Sorozábal, donc je pense que cet univers est très proche.
- Mario Gas, dans une interview pour El Mundo