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NCPA Beijing

National Centre for the Performing Arts, Beijing

Carmen

 L'amour est un oiseau rebelle que nul ne peut apprivoiser.

Flash-back | Bizet

Ce spectacle n'est plus disponible en vidéo à la demande, mais vous pouvez encore profiter des contenus annexes à la production.

Lorsqu'une gitane au tempérament rebelle est arrêtée, un soldat tombe sous son charme et la laisse s’échapper. Mais ayant tout risqué et tout abandonné pour être avec elle, il se laisse rapidement envahir par la jalousie.

 

Entre danger et désir, Carmen est un cocktail enivrant qui ne manque jamais d'éveiller les sens. La mezzo-soprano espagnole María José Montiel incarne la séduisante sevillana dans cette production festive de l’« Œuf géant » de Pékin. Diffusé le jour de l'anniversaire de Bizet, ce spectacle s'inscrit dans le cadre des événements d'OperaVision pour célébrer le premier World Opera Day le 25 octobre 2019.

Carmen Maria Jose Montiel
Don José Warren Mok
Escamillo Yuan Chenye
Micaëla Zhou Xiaolin
Frasquita Li Xintong
Mercédès Zhang Zhuo
Remendado Liu Naiqi
Chœurs China NCPA Chorus
Orchestre China NCPA Orchestra


Musique Georges Bizet
Livret Henri Meilhac, Ludovic Halévy
Direction musicale Zhang Guoyong
Mise en scène Francesca Zambello
Réalisation vidéo Tiziano Mancini

Acte I

Sur une place de Séville, une jeune fille du village, Micaëla, est  à la recherche de son fiancé, Don José, caporal des dragons, mais ne le trouve pas. Pendant leur pause de midi, les ouvrières de la manufacture de tabac se rassemblent sur la place. Parmi elles, Carmen, une jolie gitane qui rejette tous ses admirateurs, à l'exception de José. Elle lui jette une fleur au visage avant de s'éclipser. Après la pause, José ramasse secrètement la fleur.

Micaëla retrouve enfin José et lui remet une lettre de sa mère. Une émeute éclate soudainement à l'usine de tabac lorsque Carmen commence à se battre avec une autre ouvrière, la blessant avec un couteau. Carmen est arrêtée et José est chargé de la surveiller. Enthousiasmé par sa danse, le caporal la laisse partir et est lui-même arrêté pour manquement au devoir.

Acte II

Deux mois plus tard, dans une petite taverne, Carmen, ses amies et des officiers militaires boivent dans la bonne humeur. Un matador du nom d’Escamillo entre dans l’auberge et flirte avec Carmen, qui le rejette. Deux contrebandiers tentent d'entraîner Carmen dans une de leurs opérations, mais elle rejette leur offre car elle attend Don José, qui vient de sortir de prison.

Lorsque José arrive à la taverne, Carmen l'invite à danser. Elle exige de lui qu’il lui prouve son amour en désertant, mais José refuse. Alors qu'il se prépare à rejoindre sa caserne, le lieutenant des dragons entre à la recherche de Carmen. José et lui se battent et sont séparés par les contrebandiers qui refont surface. Après avoir attaqué un officier supérieur, José n'a plus d'autre choix que de rejoindre Carmen et les contrebandiers.

Acte III

Don José, Carmen et d'autres contrebandiers vivent dans les montagnes environnantes. José regrette d'avoir abandonné sa mère et Micaëla. Le jeune homme s'énerve et Carmen se rend compte qu'il la tuera peut-être un jour. Micaëla, qui est toujours éprise de José, risque sa vie pour le retrouver. Pendant ce temps, alors qu’Escamillo est à la recherche de Carmen, il tombe sur José. Comprenant les intentions du matador, José est envahi par la jalousie et décide de le tuer, mais les contrebandiers les interrompent juste à temps. Les contrebandiers découvrent Micaëla, qui supplie José de rentrer avec elle. Malgré les moqueries de Carmen, celui-ci décide d'abord de rester sur place avant d’accepter la demande de Micaëla lorsqu’il apprend que sa mère est gravement malade.

Acte IV

Les spectateurs et les marchands se pressent devant les arènes. Escamillo entre dans l'arène, prêt pour son combat, mais Carmen décide de rester à l’extérieur et de s’entretenir avec Don José. Celui-ci, les vêtements déchirés, la supplie de le pardonner, mais Carmen refuse obstinément. Ils entendent les applaudissements et les cris de joie de l'arène, saluant le triomphe d’Escamillo. Carmen est pressée de le rejoindre, mais José l'en empêche. Fou de colère, il la frappe à mort avec son poignard. Alors que les spectateurs quittent l'arène, ils trouvent Carmen étendue dans une mare de sang et José, envahi par le désespoir, qui avoue son crime.

5 clés pour aborder Carmen

1. Une nouvelle séduisante

Après le succès de Djamileh à l'Opéra-Comique de Paris, Georges Bizet fut chargé d'écrire une autre œuvre pour le théâtre. Sa proposition de baser l’œuvre sur la nouvelle de Prosper Mérimée, Carmen, se heurta toutefois à une certaine résistance, car les administrateurs du théâtre estimaient que le sujet n’était pas adapté à un public familial. Bizet fut contraint de modifier l’œuvre sur un certain nombre de points et d'accorder davantage d’importance au rôle de Micaëla et à celui d'autres personnages plus conventionnels.

2. Un accueil mitigé

Lors de la première en mars 1875, l’opéra Carmen choqua néanmoins le public et provoqua un scandale parce qu’il violait les conventions contemporaines. L'Opéra-Comique persévéra, mais après 11 mois et 48 représentations, il fut retiré de la scène et n'y fut rejoué que huit ans plus tard. Entre-temps, l'œuvre devint très populaire à l'étranger ; à la fin de 1878, plusieurs représentations réussies eurent lieu à Anvers, Bruxelles, Budapest, Dublin, Londres, New York, Saint-Pétersbourg, Stockholm et Vienne.

3. Une histoire scintillante

L'histoire se déroule dans le sud de l'Espagne et raconte la chute de Don José, un soldat naïf séduit par les ruses de Carmen, une ardente gitane. José abandonne son amour d'enfance et ses fonctions militaires, mais perd l'amour de Carmen, qui s’entiche du torero Escamillo, après quoi José la poignarde dans un accès de jalousie. Les représentations de la vie prolétarienne, de l'immoralité et de l'anarchie, ainsi que la mort tragique du personnage principal sur scène, ouvrirent de nouvelles perspectives à l'opéra français et furent très controversées. Carmen relie la tradition de l'opéra comique et le réalisme ou verismo qui caractérise l'opéra italien de la fin du XIXe siècle.

4. World Opera Day

Ce spectacle du National Centre for the Performing Arts de Pékin est diffusé le jour de l'anniversaire de Bizet dans le cadre du tout premier World Opera Day, le 25 octobre 2019. Cette initiative est une campagne de sensibilisation à l'impact positif et la portée de l'opéra au sein de la société. L'opéra, tout comme les autres arts, contribue à développer la tolérance et la compréhension, à ouvrir les esprits et à confronter à des émotions universelles fortes. Tout comme le sport façonne un corps sain, les arts façonnent un esprit sain.

5. Une musique fabuleuse

Bizet mourut subitement après la 33e représentation de l'opéra, ne sachant pas que son œuvre allait gagner une reconnaissance internationale au cours des dix années suivantes. Depuis, Carmen est devenu l'un des opéras les plus populaires et les plus joués du répertoire. Au fil des ans, la partition a subi des changements importants, notamment l'introduction du récitatif à la place du dialogue récité original. Il n'existe pas de version définitive de l'opéra, et les opinions divergent quant aux versions qui reflètent le mieux les intentions de Bizet. L'opéra est très apprécié pour ses qualités musicales, en particulier pour l'utilisation de mélodies et de rythmes d'inspiration espagnole. La « Habanera » du premier acte et la « Chanson du Toréador » du deuxième acte comptent aujourd'hui parmi les airs d'opéra les plus célèbres au monde.