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Royal Swedish Opera | Markus Gårder

Royal Swedish Opera

Madame Butterfly

Le grand amour reviendra-t-il un jour ?

Flash-back | Puccini

Ce spectacle n'est plus disponible en vidéo à la demande, mais vous pouvez encore profiter des contenus annexes à la production.

Une jeune et naïve Japonaise abandonne tout pour épouser un lieutenant de la marine américaine. Mais quand il quitte subitement le pays, elle est déterminée à attendre patiemment le retour de son navire.

 

Le dernier des trois grands opéras de Puccini, Madame Butterfly, est aussi beau que déchirant. La soprano lituanienne Asmik Grigorian chante le rôle-titre dans cette production colorée du Royal Swedish Opera, caractérisée par l’éclat et le kitsch du Japon d'après-guerre.

 

Cet opéra remplace Fedora suite à un changement du programme initial d’OperaVision.

Cio-Cio-San Asmik Grigorian
Suzuki Katarina Leoson
Lieutenant B. F. Pinkerton Daniel Johansson
Sharpless Karl-Magnus Fredriksson
Goro Niklas Björling Rygert
Prince Yamadori Magnus Kyhle
Kate Pinkerton Kristina Hanson
Bonze, oncle de Cio-Cio-san John Erik Eleby
Yakuside, oncle de Cio-Cio-san Ian Power
L'officier d'état civil Henrik Hugo
Le commissaire impérial Andreas Lundmark
Mère de Cio-Cio-san Kristina Wennberg
Cousines de Cio-Cio-san Cecilia Nannesson, Jessica Forsell Clarhäll
Tante de Cio-Cio-san Anna Danielsson
Fils de Cio-Cio-san John Österlund
Chœurs Choeur du Royal Swedish Opera
Orchestre Orchestre du Royal Swedish


Musique Giacomo Puccini
Livret Luigi Illica, Giuseppe Giacosa
Direction musicale Lawrence Renes
Mise en scène Kirsten Harms
Décors Herbert Murauer
Costumes Herbert Murauer
Lumières Torben Lendorph
Dramaturgie Katarina Aronsson
Premier violon Tale Olsson

Acte I

Un officier de la marine américaine, B.F. Pinkerton, s’éprend de Cio-Cio-San alors qu’il se trouve au Japon. Leur mariage est sur le point d'être célébré dans la maison que Pinkerton a louée par l'intermédiaire de l'entremetteur, Goro. Parmi les invités se trouvent la mère et les proches de Butterfly, sa servante Suzuki et le consul américain Sharpless. Sharpless demande à Pinkerton de traiter la jeune mariée avec douceur et de prendre au sérieux l’amour qu’elle lui porte. Mais Pinkerton prend ses avertissements à la légère : lorsque deux personnes tombent amoureuses, elles ne devraient pas se préoccuper de l'avenir. Cio-Cio-San, dont le nom signifie « Papillon » en japonais, montre à Pinkerton le contenu de sa valise : des statuettes de ses ancêtres, et un couteau. Lorsque Pinkerton lui demande ce qu'il en est du couteau, Goro lui explique que le père de Butterfly l'a jadis utilisé pour commettre un harakiri. Depuis qu'il est décédé, Butterfly gagne sa vie comme geisha. L'oncle de Butterfly, un Bonze - un prêtre bouddhiste - entre, maudissant Butterfly pour avoir abandonné ses ancêtres et sa religion. Le Bonze ordonne à l’ensemble des proches de Butterfly de quitter la fête et la chasse à jamais. Butterfly est désespérée et espère que Pinkerton l'aimera suffisamment pour rester avec elle. Butterfly et Pinkerton cherchent à se réconforter l’un l’autre en s’étreignant. Leur nuit de noces est néanmoins ternie par la malédiction du Bonze.

Acte II

Butterfly attend dans la maison en ruine, où Pinkerton l'a abandonnée il y a trois ans. L'argent se fait rare et Suzuki exprime ses doutes quant au retour de Pinkerton. Butterfly évoque le souvenir de la promesse qu’il lui a faite de revenir lorsque le rouge-gorge aura construit son nid. Sharpless lui rend visite. Pinkerton est en route, mais Sharpless hésite à dire la vérité à Butterfly - Pinkerton a épousé une Américaine. Goro tente de la convaincre d'épouser le prince Yamadori qui l’a longtemps courtisée, sans succès. Lorsque Sharpless lui fait comprendre que Pinkerton ne reviendra pas vers elle, Butterfly présente l’enfant qu’elle a eu de Pinkerton à Sharpless. Elle le supplie de faire connaître l'enfant à son bien-aimé : il est en effet né après son départ. Le bateau de Pinkerton apparaît dans le port. Butterfly se prépare en toute hâte à son arrivée, et Suzuki l'aide à décorer la maison avec des fleurs de cerisier. Elles l'attendent toute la nuit.

Acte III

À l’aube, Butterfly et son enfant s'endorment enfin. Tous deux sont épuisés après une nuit d’attente. Sharpless arrive, accompagné de Pinkerton et son épouse, Kate. Ils sont venus chercher l'enfant pour lui offrir un meilleur avenir. Lorsque Suzuki parle à Pinkerton de la patience et de la loyauté de Butterfly, Pinkerton demande à Sharpless de lui amener l'enfant et de payer Butterfly. Il est incapable de se retrouver à nouveau face à elle. Butterfly entre alors à la recherche de Pinkerton et se retrouve confrontée à Kate. Sharpless lui explique que Pinkerton et Kate sont venus lui enlever son enfant. Butterfly décide d'obéir au souhait de Pinkerton et de lui remettre l'enfant. Une fois seule, Butterly sort le couteau de son père et met fin à ses jours. Pinkerton se précipite dans la maison en criant son nom.

5 clés pour aborder Madame Butterfly

1° De lointaines origines

Puccini choisit le thème de son sixième opéra après avoir assisté à une représentation de Madame Butterfly: A Tragedy of Japan, un drame en un acte de David Belasco, à Londres en juin 1900. Belasco avait lui aussi emprunté le thème de son drame à la nouvelle Madame Butterfly de l'écrivain américain John Luther Long, publiée en 1898. L'histoire de Long est basée sur les souvenirs de sa sœur Jennie Correll, qui avait voyagé au Japon avec son mari, un missionnaire méthodiste, mais s’inspire également du roman de Pierre Loti, Madame Chrysanthème, publié en 1887. Bien que Puccini ne parlât pas l'anglais et ne mît jamais les pieds au Japon, la pièce de Belasco l’inspira tant qu'il ressentit le besoin d’en faire un opéra.

2° De l'échec au succès

Avant de devenir l'un des opéras les plus appréciés et les plus mis en scène au monde, Puccini en composa cinq versions différentes. La version originale en deux actes fut créée le 17 février 1904 à la Scala de Milan. Souvent attribué à son achèvement tardif et à un manque de répétitions, la première fut un énorme fiasco et fut donc rapidement retirée. Puccini révisa considérablement la partition, séparant le deuxième acte en deux actes distincts, le « Chœur de murmures » formant un pont entre le deuxième et le troisième acte. Lors de sa première représentation le 24 mai 1904 à Brescia, la version révisée connut un succès immédiat. La version la plus souvent jouée aujourd'hui est la cinquième et dernière version de Puccini, datant de 1907.

3° La Bannière étoilée

Les auditeurs contemporains pourraient être surpris d'entendre l'hymne national américain plus d'une fois dans Madame Butterfly. À l'époque de Puccini cependant, la mélodie était en réalité l'hymne de la marine américaine. Adopté par la marine en 1889, il ne devint l'hymne national officiel que par un acte du Congrès signé par le président Herbert Hoover en mars 1931. L'aria du lieutenant Pinkerton « Dovunque al mondo » reprend les deux premières mesures de l'hymne, tandis que « O say, can you see... » est repris dans des arias ultérieures par Pinkerton et Butterfly elle-même.

4° Une histoire profondément humaine

« Je raconte l'histoire d'un amour réel et authentique », explique Kirsten Harms, qui met en scène cette production au Royal Swedish Opera. « C'est une histoire humainement honnête » En abordant le célèbre opéra sous l'angle d'une véritable histoire d'amour plutôt que sous celui de l'exploitation occidentale de l'Orient, Harms apporte une bouffée d'air frais à la célèbre œuvre de Puccini. Regardez la vidéo ci-dessous pour entendre l’entièreté de ses réflexions ainsi que celles du chef d'orchestre Lawrence Renes et du ténor Daniel Johansson, qui incarne Pinkerton.

5° Née pour être Butterfly

Asmik Grigorian, qui incarne Butterfly dans cette production, a le rôle dans le sang. Sa mère chantait Butterfly sur scène alors qu'elle était enceinte d'elle - aux côtés de son père qui incarnait Pinkerton. Plus tard, Asmik joua elle-même l'enfant de Butterfly. « Butterfly occupe une place très spéciale dans ma vie », révèle-t-elle. « Je n'ai jamais été capable de voir ou d'entendre l’opéra sans pleurer du début à la fin ».