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Royal College of Music

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Les Noces de Figaro

Dansez, si vous voulez, mais au son d’un autre !

Flash-back | Mozart

Ce spectacle n'est plus disponible en vidéo à la demande, mais vous pouvez encore profiter des contenus annexes à la production.

Lorsqu'un valet entend parler des projets de son maître concernant sa fiancée, il décide de le battre à son propre jeu. Malheureusement, le serviteur a déjà signé un contrat de mariage avec une vieille fille, à qui il doit de l'argent.

 

La comédie exubérante de Mozart est une merveille de théâtre musical et un spectacle à voir absolument. Plein de rebondissements, il est traité avec la vigueur juvénile qu'il mérite dans cette production du Royal College of Music dirigée par Sir Thomas Allen, un ancien élève de l’institution.

Comte AlmavivaHarry Thatcher
Comtesse Rosina AlmavivaJosephine Goddard
SuzanneJulieth Lozano
FigaroAdam Maxey
ChérubinLauren Joyanne Morris
MarcellineKaty Thomson
BartholoTimothy Edlin
BazilleJoel Williams
Don CurzioSamuel Jenkins
BarbarinaPoppy Shotts
AntonioConall O’Neill
Bonne 1 / ChœurCamilla Harris
Bonne 2 / ChœurJessica Cale
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Chœur
NourriceAnnabel Kennedy
GouvernanteRebecca Leggett
Employées de cuisineAlice Ruxandra Bell, Olivia Turner
BlanchisseuseSamantha Gaspe
Employée de laiterieRebekah Jones
JardiniersDafydd Allen, Peter Edge, Conall O’Neill et Humphrey Thompson
ValetsPeter Dunn et Matthew Keighley
Responsable des ValetsXavier Hetherington


MusiqueWolfgang Amadeus Mozart
LivretLorenzo Da Ponte
Direction musicaleMichael Rosewell
Mise en scèneSir Thomas Allen
DécorsLottie Higlett
LumièresRory Beaton

Acte I

C’est le jour du mariage de Figaro et Suzanne, dame de chambre de la Comtesse. Figaro, valet du Comte, évalue la chambre que lui a offerte son employeur : elle avoisine commodément les appartements du Comte et de la Comtesse. Suzanne remarque que la chambre sera également bien commode lorsque le Comte décidera de rétablir le « Droit du Seigneur », une pratique féodale récemment abolie stipulant qu’un comte local peut « déflorer la mariée ». Figaro décide alors de se montrer plus fin que son maître.

Mais Figaro doit de l’argent à Marceline, et a promis de l’épouser s’il ne parvient pas à la rembourser. Il a également provoqué l’ire du Dr. Bartolo, ancien gardien de la Comtesse, par l’aide qu’il a apporté dans son mariage avec le Comte. Pour compliquer encore l’affaire, le jeune page Chérubin veut que Suzanne intercède en sa faveur auprès du Comte, qui l’a renvoyé après l’avoir surpris seul avec Barbarina, la fille d’Antonio.

Soudainement le Comte apparaît, causant la confusion générale. Chérubin se cache et entend les avances du Comte à Suzane. Le Comte à son tour se cache, et entend les insinuations de Basilio, le maître de musique, au sujet de Chérubin et de la Comtesse. Le Comte émerge de sa cachette, découvre le malheureux page, et l’envoie rejoindre son régiment.

Acte II

L’Acte s’ouvre sur une Comtesse en pleurs, se lamentant de la perte de l’amour du Comte. Figaro révèle son plan pour duper le Comte : il lui a envoyé une lettre anonyme suggérant que la Comtesse a un amant. Suzanne remarque que Marceline peut toujours invoquer la dette de Figaro et suspendre le mariage, et un second plan est mis en place. Suzanne acceptera de rencontrer le Comte dans le jardin, mais Chérubin ira à sa place, déguisé en femme. Figaro ordonne aux femmes d’habiller Chérubin en conséquence.

Le page flirte avec les dames en leur chantant sa dernière composition. Alors qu’il est à moitié nu, le Comte entre dans la pièce. Suite à la lettre de Figaro, il est dans entré dans une jalousie rageuse. Chérubin, caché dans l’armoire, renverse une chaise. La Comtesse, paniquée, prétend qu’il s’agit de Suzanne, mais refuse d’ouvrir la porte. Pendant ce temps, Susanne sauve Chérubin, qui s’échappe par la fenêtre, et s’enferme dans l’armoire.

La Comtesse tente d’expliquer la présence de Chérubin dans son armoire à son mari. Elle est aussi surprise que le Comte lorsque Suzanne en émerge. Les deux femmes prétendent que toute l’affaire n’était qu’un stratagème pour pousser le Comte à mieux traiter sa femme. Elles reconnaissent que la lettre est de la main de Figaro, qui les rejoint alors, ignorant les révélations faites au Comte. Lorsque Bartolo, Basilio et Marceline arrivent pour forcer Figaro à honorer ses engagements auprès de Marceline, le Comte est triomphant.

Acte III

La Comtesse et Suzanne ouvrent le troisième acte avec un plan pour perturber les intentions amoureuses du Comte. Suzanne acceptera de rencontrer le Comte dans le jardin ce soir-là, mais la Comtesse ira à sa place, déguisée en dame de chambre.

Sur les conseils de son consultant légal, Don Curzio, le Comte insiste pour que Figaro paye Marceline immédiatement ou l’épouse. Figaro est sauvé de justesse par la révélation qu’il est le fils disparu de Marceline et Bartolo ; tous embrassent leurs nouvelles relations sauf le Comte et Don Curzio.

Enfin les festivités pour le mariage de Figaro et Suzanne commencent. Chérubin est démasqué parmi les demoiselles d’honneur, mais Barbarina fait honte au Comte jusqu’à ce qu’il l’autorise à rester. Suzanne donne au Comte la lettre dictée par la Comtesse, confirmant leur rendez-vous nocturne sous les pins.

Acte IV

Dans les jardins, tous attendent : le Comte et Figaro attendent Suzanne; la Comtesse attend le Comte ; Bartolo et Basilio veulent être témoins du retour du « Droit du Seigneur ». Figaro peste contre l’infidélité de Suzanne ; alors qu’elle attend la conclusion de ses plans.

L’arrivée de Chérubin est potentiellement désastreuse, mais le Comte arrive et courtise sa propre femme déguisée en Suzanne. Le jaloux Figaro est alors confronté par Suzanne, déguisée en Comtesse, mais il reconnaît son épouse et ils se réconcilient – sous les regards du Comte, qui pense voir sa femme dans les bras de son valet. Il la dénonce; la véritable Comtesse se démasque alors et pardonne son mari. La journée se termine en célébrations.

L'amour conquiert

Sir Thomas Allen, célèbre baryton et metteur en scène de Le Mariage de Figaro, s'émerveille de la richesse de cet opéra de Mozart.

Au beau milieu du luxueux palais Pavlovsk de Catherine la Grande, une belle horloge française repose sur une cheminée en marbre. Cet appareil est l'œuvre de l'inventeur Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, et également le témoignage de la valeur d'un homme et d'une vie bien remplie. Mais Beaumarchais était aussi un dramaturge, et l'homme qui donna vie à... Figaro.

Figaro illustre brillamment la profondeur de la vie. Au fur et à mesure que la pièce se déroule, couche après couche, elle est dépouillée pour révéler les multiples facettes de l'état de désintégration d'une société.

Aussi reconnaissants que nous soyons pour une telle œuvre, le monde avait été chanceux bien avant : il y a près de 250 ans, la comédie de Beaumarchais a été immortalisée dans un chef-d'œuvre de création musicale. Le Mariage de Figaro est le fruit d'une collaboration miraculeuse entre Wolfgang Amadeus Mozart et Lorenzo Da Ponte, l'un compositeur précoce, l'autre aventurier littéraire.

L'opéra fut créé à Vienne le 1er mai 1786. Imaginez l'atmosphère du théâtre ce jour-là : des bougies et des lampes, un espace enfumé et puis, à travers la brume, les premières notes fugitives de cette brillante ouverture.

Ce qui a suivi, tant dans la pièce de théâtre que dans l'opéra, est une histoire pour laquelle le mot « zeitgeist » aurait bien pu être inventé. Lorenzo Da Ponte avait pris l'initiative de Beaumarchais et puisé dans les grognements mécontents qui émergeaient alors, mais qui allaient conduire inexorablement à la révolution et au chaos.

Tout ceci, et la comédie aussi.

Figaro souligne les inégalités de sa société d'une manière aussi pertinente aujourd'hui qu'à l'époque. Il aborde de grands enjeux tout en nous permettant d'être témoins des relations humaines dans leurs moindres détails.

Il y a d'autres détails, non écrits et non dits, que nous devons découvrir par nous-mêmes entre les lignes. Ils sont là, tout comme ils le sont dans toutes les plus grandes œuvres... cherchez et vous trouverez.

Enfin, Figaro nous montre que l'amour conquiert, mais avec plus de succès pour certains que pour d'autres.

J’y retourne régulièrement pour faire de nouveau connaissance avec Figaro, et à chaque visite, je redécouvre le travail sous un nouvel angle.

Sussie Ahlburg

Sir Thomas Allen est une star bien établie des grands opéras du monde et a chanté plus de 50 rôles à la Royal Opera House de Covent Garden.
 

Né dans le comté de Durham, il a obtenu une place au Royal College of Music, où il a interprété le rôle de baryton dans la production de la Prima Donna d'Arthur Benjamin de la RCM Opera School. Sa carrière a commencé au Welsh National Opera et à ses débuts, il a été décrit comme « certainement le meilleur baryton lyrique britannique chantant à l'opéra depuis la guerre ».
 

En 1989, il a été nommé Commandeur de l'Empire britannique, en 1999 il a été nommé Knight Bachelor et en 2013, il a reçu la Queen’s Medal for Music. Il est également chancelier de l'Université de Durham. Mais parmi les réalisations dont il est le plus fier, Sir Thomas compte un wagon du tunnel sous la Manche qui porte son nom.