Palau de les Arts Reina Sofía

Madama Butterfly

Puccini
Ce spectacle n'est plus disponible en vidéo à la demande, mais vous pouvez encore profiter des contenus annexes à la production.
En direct le Disponible jusqu'au
Chanté en
italien
Sous-titres en
anglais
français
allemand
catalan
espagnol
italien

Une jeune Japonaise laisse tout derrière elle pour épouser un lieutenant de la marine américaine. Alors qu’il quitte subitement le pays, elle est bien déterminée à attendre patiemment le retour de son navire.

En direct du fameux Palau de les Arts à Valence, Madama Butterfly est de retour pour ravir le public avec la soprano Marina Rebeka et le ténor Piero Pretti dans les rôles principaux. La mise en scène d'Emilio López dévoile le paysage lugubre de Nagasaki, détruit par la bombe atomique, pour donner corps au cri de Puccini contre l'esprit dévastateur du colonialisme.

Distribution

Cio-Cio-San
Marina Rebeka
Suzuki
Cristina Faus
F.B. Pinkerton
Piero Pretti
Sharpless
Àngel Òdena
Goro
Mikeldi Atxalandabaso
Lo zio Bonzo
Fernando Radó
Yamadori
Tomeu Bibiloni
Chœurs
Cor de la Generalitat Valenciana
Orchestre
Orquestra de la Comunitat Valenciana
...
Musique
Giacomo Puccini
Direction musicale
Antonino Fogliani
Mise en scène
Emilio López
Décors
Manuel Zuriaga
Lumières
Antonio Castro
Costumes
Giusi Giustino
Texte
Luigi Illica, Giuseppe Giacosa
Chef des Chœurs
Francesc Perales
...

Vidéo

Accroche

TEASER | MADAMA BUTTERFLY Puccini – Palau de les Arts Reina Sofía

Lire moinsLire la suite
Extract

Un bel dì, vedremo

La soprano Marina Rebeka chante « Un bel dì, vedremo », l'une des arias les plus célèbres du répertoire, de l'opéra Madama Butterfly composé par Giacomo Puccini.

Cio-Cio San (Marina Rebeka) laisse tout derrière elle pour épouser un lieutenant de la marine américaine. Alors qu’il quitte subitement le pays, elle est bien déterminée à attendre patiemment que son navire revienne. Dans cette scène, elle imagine le retour de son mari.

Lire moinsLire la suite

L'histoire

Acte I

Un officier de la marine américaine, B.F. Pinkerton, s’éprend de Cio-Cio-San alors qu’il se trouve au Japon. Leur mariage est sur le point d'être célébré dans la maison que Pinkerton a louée par l'intermédiaire de l'entremetteur, Goro. Parmi les invités se trouvent la mère et les proches de Butterfly, sa servante Suzuki et le consul américain Sharpless. Sharpless demande à Pinkerton de traiter la jeune mariée avec douceur et de prendre au sérieux l’amour qu’elle lui porte. Mais Pinkerton prend ses avertissements à la légère : lorsque deux personnes tombent amoureuses, elles ne devraient pas se préoccuper de l'avenir. Cio-Cio-San, dont le nom signifie « Papillon » en japonais, montre à Pinkerton le contenu de sa valise : des statuettes de ses ancêtres, et un couteau. Lorsque Pinkerton lui demande ce qu'il en est du couteau, Goro lui explique que le père de Butterfly l'a jadis utilisé pour commettre un harakiri. Depuis qu'il est décédé, Butterfly gagne sa vie comme geisha. L'oncle de Butterfly, un Bonze - un prêtre bouddhiste - entre, maudissant Butterfly pour avoir abandonné ses ancêtres et sa religion. Le Bonze ordonne à l’ensemble des proches de Butterfly de quitter la fête et la chasse à jamais. Butterfly est désespérée et espère que Pinkerton l'aimera suffisamment pour rester avec elle. Butterfly et Pinkerton cherchent à se réconforter l’un l’autre en s’étreignant. Leur nuit de noces est néanmoins ternie par la malédiction du Bonze.

Acte II

Butterfly attend dans la maison en ruine, où Pinkerton l'a abandonnée il y a trois ans. L'argent se fait rare et Suzuki exprime ses doutes quant au retour de Pinkerton. Butterfly évoque le souvenir de la promesse qu’il lui a faite de revenir lorsque le rouge-gorge aura construit son nid. Sharpless lui rend visite. Pinkerton est en route, mais Sharpless hésite à dire la vérité à Butterfly - Pinkerton a épousé une Américaine. Goro tente de la convaincre d'épouser le prince Yamadori qui l’a longtemps courtisée, sans succès. Lorsque Sharpless lui fait comprendre que Pinkerton ne reviendra pas vers elle, Butterfly présente l’enfant qu’elle a eu de Pinkerton à Sharpless. Elle le supplie de faire connaître l'enfant à son bien-aimé : il est en effet né après son départ. Le bateau de Pinkerton apparaît dans le port. Butterfly se prépare en toute hâte à son arrivée, et Suzuki l'aide à décorer la maison avec des fleurs de cerisier. Elles l'attendent toute la nuit.

Acte III

À l’aube, Butterfly et son enfant s'endorment enfin. Tous deux sont épuisés après une nuit d’attente. Sharpless arrive, accompagné de Pinkerton et son épouse, Kate. Ils sont venus chercher l'enfant pour lui offrir un meilleur avenir. Lorsque Suzuki parle à Pinkerton de la patience et de la loyauté de Butterfly, Pinkerton demande à Sharpless de lui amener l'enfant et de payer Butterfly. Il est incapable de se retrouver à nouveau face à elle. Butterfly entre alors à la recherche de Pinkerton et se retrouve confrontée à Kate. Sharpless lui explique que Pinkerton et Kate sont venus lui enlever son enfant. Butterfly décide d'obéir au souhait de Pinkerton et de lui remettre l'enfant. Une fois seule, Butterly sort le couteau de son père et met fin à ses jours. Pinkerton se précipite dans la maison en criant son nom.

En profondeur

Emilio López, metteur en scène

Je considère Madama Butterfly comme l'un des chefs-d'œuvre de l'opéra, et comme une œuvre lyrique de grande portée pour les spectateurs. L’histoire en elle-même et la musique exceptionnelle de Puccini, si proche du monde de la bande sonore, permettent au public de s'identifier et de ressentir la douleur du personnage principal.

Dans cette production, j'ai avant tout cherché à identifier clairement, de manière plus visuelle, la destruction intérieure de Butterfly : une destruction que nous sommes tous capables de voir, sauf elle. C'est à la fin du troisième acte qu'elle découvre la vérité par elle-même, par-delà ses émotions. Elle tente de l’accepter, non sans douleur puisqu’elle doit renoncer à son fils, la seule chose au monde qui maintenait ce lien émotionnel avec Pinkerton. Pour justifier cette destruction du personnage principal, j'ai évoqué la période historique au cours de laquelle les Américains ont lancé la bombe atomique sur Hiroshima et Nagasaki.

Dans le respect absolu de cette œuvre universelle, je maintiens la même ligne dramatique et la même gestion de la distribution que celles qui figurent tant dans les notes de la partition musicale du maître Puccini que dans le livret. J'espère que le public se laissera emporter par l'histoire et sera ému autant, voire plus, que chacun d'entre nous pendant la période magique des répétitions.