Simon Boccanegra, ancien corsaire, s’est hissé au pouvoir à Gênes, mais porte toujours le fardeau de ses pertes et de ses vieilles rivalités. Il retrouve de manière inattendue sa fille, qu’il avait perdue de vue depuis longtemps, et le lien qui les unit à nouveau est en proie à des conflits de familles nobles, à des histoires d’amour et de vengeance. Simon lutte pour préserver la paix dans la ville tout en protégeant ses proches. Parviendra-t-il à temps à réconcilier les forces qui déchirent son univers ?
Créé en 1857, cet opéra de Verdi, qui regorge d’intrigues politiques, d’amour et de trahison, dresse en son cœur le portrait psychologique profond d’un homme d’État. Verdi réserve à son protagoniste des situations saisissantes : la reconnaissance soudaine d’une fille perdue de vue depuis longtemps ; la malédiction lancée à celui qui l’a enlevée ; un réveil terrifiant avec le futur époux de sa fille debout au-dessus de lui, poignard en main ; la confrontation avec son ennemi de toujours, apparemment revenu d’entre les morts. Et chaque mesure de récitatif, chaque note des grands solos et ensembles auxquels Simon Boccanegra participe, contribue à brosser le portrait de ce personnage central, l’un des plus aboutis du répertoire pour baryton. Pour la nouvelle production de l’Opéra national d’Amsterdam, la metteuse en scène Jetske Mijnssen explore la profondeur émotionnelle des personnages et la dynamique complexe entre Simon Boccanegra (George Petean) et sa fille perdue de vue depuis longtemps, Amelia (Federica Lombardi). Fabio Luisi, chef d’orchestre de renom spécialiste de Verdi, dirige l’Orchestre royal du Concertgebouw.
DISTRIBUTION
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Simon Boccanegra
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George Petean
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Amelia Grimaldi
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Federica Lombardi
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Jacopo Fiesco
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Georg Zeppenfeld
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Gabriele Adorno
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Riccardo Massi
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Paolo Albiani
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Germán Olvera
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Pietro
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Jasurbek Khaydarov
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Un capitaine
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François Soons
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Une servante d'Amelia
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Yvonne Kok
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Chœurs
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Chorus of Dutch National Opera
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Orchestre
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Orchestre royal du Concertgebouw
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Musique
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Giuseppe Verdi
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Texte
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Francesco Maria Piave
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Direction musicale
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Fabio Luisi
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Mise en scène
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Jetske Mijnssen
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Décors
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Etienne Pluss
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Costumes
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Hannah Clark
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Lumières
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Valerio Tiberi
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Mouvements
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Jean-François Kessler
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Dramaturgie
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Laura Roling
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Direction des chœurs
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Edward Ananian-Cooper
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L'HISTOIRE
Prologue
À Gênes, Paolo et Pietro, deux plébéiens très influents, décident de proposer Simon Boccanegra comme nouveau doge. Ce dernier accepte, espérant que ce titre lui permettra enfin d'épouser sa bien-aimée Maria. En effet, le père de celle-ci, le noble Jacopo Fiesco, la séquestre loin du monde parce qu'elle a eu un enfant illégitime avec Boccanegra.
Fiesco est brisé par le chagrin : sa fille Maria vient de mourir.. Lorsque Boccanegra vient lui proposer une réconciliation, Fiesco, lui cachant la mort de Maria, exige une condition pour lui pardonner : qu'il lui remette sa petite-fille (également prénommée Maria). Boccanegra lui explique que c'est impossible, l'enfant ayant disparu sans laisser de trace après avoir été envoyée à Pise. Alors que Boccanegra s'introduit dans le palais et découvre le corps sans vie de sa compagne, la foule l'acclame dehors : il vient d'être élu doge.
Acte I
Vingt-cinq ans ont passé. Simon Boccanegra est toujours à la tête de Gênes et Paolo est devenu son bras droit. La ville reste plongée dans les troubles politiques, et Jacopo Fiesco conspire en secret pour renverser le doge.
Fiesco a élevé comme sa propre fille une jeune aristocrate, Amelia Grimaldi. Celle-ci est amoureuse du jeune noble Gabriele Adorno, lui-même engagé dans le complot contre Boccanegra. Craignant pour la vie de son amant, Amelia le supplie d'abandonner la rébellion. C'est alors qu'on annonce la visite du doge : la jeune femme sait qu'il vient plaider la cause de son confident, Paolo, qui a demandé sa main.
Adorno s'empresse de demander à Fiesco l'autorisation d'épouser Amelia au plus vite. Le vieil homme lui révèle alors qu'Amelia n'est pas une Grimaldi, mais une orpheline d'humble origine.
Lors du tête-à-tête entre le doge et Amelia, celle-ci refuse d'épouser Paolo et lui confie la vérité sur ses origines. En découvrant qu'ils possèdent tous deux le même médaillon représentant la défunte Maria, Simon et Amelia réalisent qu'ils sont père et fille. Boccanegra annonce alors à Paolo qu'il doit renoncer à ce mariage. Incapable de l'accepter, Paolo décide de faire enlever Amelia.
Le premier acte s'achève dans le chaos de la salle du Conseil. Une foule en colère, menée par Adorno, y fait irruption, convaincue que le doge a ordonné le rapt de la jeune femme. Alors qu'Adorno s'apprête à frapper Boccanegra, Amelia surgit et s'interpose. Par un vibrant appel à la paix, le doge parvient à rétablir l'ordre. Il fait arrêter Adorno et Fiesco le temps d'éclaircir l'affaire, bien que ses soupçons se portent déjà sur Paolo. Pour finir, il force publiquement son confident à maudire l'auteur du crime, condamnant ainsi Paolo à se maudire lui-même.
Acte II
Paolo veut se venger et verse du poison dans l'eau du doge. Il tente ensuite de convaincre les deux prisonniers, Adorno et Fiesco, d'assassiner Boccanegra. Fiesco refuse, jugeant cet acte indigne d'un homme d'honneur. En revanche, Adorno accepte de commettre le meurtre après que Paolo lui a fait croire qu'Amelia loge au palais en tant que maîtresse du doge.
Resté seul, Boccanegra s'inquiète à l'idée de perdre à nouveau sa fille tout juste retrouvée, cette fois au profit de l'homme qu'elle aime. Sans méfiance, il boit l'eau empoisonnée et s'endort. Alors qu'Adorno, aveuglé par la jalousie, s'apprête à poignarder le doge dans son sommeil, Amelia intervient juste à temps. Réveillé par le bruit, Boccanegra révèle au jeune homme qu'Amelia est sa fille Maria. Rongé par le remords, Adorno supplie le doge de lui pardonner et lui jure fidélité. En retour, Boccanegra lui promet la main de sa fille. C'est alors que la rébellion planifiée par les conspirateurs éclate au-dehors.
Acte III
L'insurrection a été matée et le doge pardonne à ses ennemis. Libéré de prison, Fiesco croise Paolo qu'on mène à l'échafaud. Ce dernier lui avoue alors avoir empoisonné Boccanegra.
Tandis que le poison fait son effet, Boccanegra repense avec nostalgie au bonheur qui était le sien avant son élection. En voyant approcher Fiesco, il lui révèle qu'Amelia Grimaldi est en réalité sa fille disparue, et donc la propre petite-fille du vieil homme. Les deux ennemis de toujours se réconcilient enfin, juste avant que Boccanegra ne succombe au poison.
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